Classement des ESOD : AVIS DEFAVORABLE - cliquez-ici
Éléments de langage :
Le projet d'arrêté ministériel fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD) est désormais soumis à la consultation du public.Éléments de langage :
Le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier constitue un choix politique qui dépasse très largement ce qui est nécessaire pour assurer sa conservation.
Aujourd'hui, le grand tétras n'est déjà plus chassé sur l'ensemble du territoire national en raison du moratoire instauré en 2022.
Dans sa décision du 1er juin 2022 (CE, 1er juin 2022, n° 453232), le Conseil d'État n'a jamais demandé le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier, ni son classement parmi les espèces protégées.
Au contraire, le même jour, dans une autre décision (CE, 1er juin 2022, n° 445616), le Conseil d'État a expressément validé le principe de la gestion adaptative, instauré par la loi du 24 juillet 2019.
Ce dispositif repose sur une idée simple : les modalités de gestion d'une espèce doivent évoluer en fonction de son état de conservation et des connaissances scientifiques disponibles.
Il ressort de cette jurisprudence que, lorsqu'un doute subsiste sur l'état de conservation d'une espèce, la réponse appropriée consiste à suspendre temporairement les prélèvements afin de poursuivre l'acquisition de nouvelles connaissances scientifiques, et non à retirer définitivement l'espèce de la liste des espèces de gibier ou à lui conférer un statut de protection intégrale.
Le moratoire instauré en 2022 pourrait ainsi parfaitement être reconduit pour une nouvelle période, le temps de compléter les suivis scientifiques et de réévaluer la situation du grand tétras, conformément à la logique de gestion adaptative voulue par le législateur et validée par le Conseil d'État.
Une espèce inscrite sur la liste des espèces de gibier n'est pas nécessairement chassée.
Les principales causes identifiées de diminution des populations de grand tétras sont notamment :
La chasse n'est pas identifiée comme la cause du déclin.
D'ailleurs, dans plusieurs massifs où toute chasse est interdite depuis de nombreuses années, notamment dans les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux voire elles ont quasiment disparue.
Plus personne ne s’en occupent dans ces massifs !
Supprimer définitivement la possibilité de chasser cette espèce ne répond donc à aucune des causes réelles de son déclin.
Ce projet n'apportera aucun bénéfice concret à la conservation du grand tétras bien au contraire.
Contrairement à une idée souvent véhiculée, les chasseurs ne se limitent pas aux prélèvements.
Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent activement et à leurs frais :